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À LIRE DANS LA PRESSE…

►Schizophrénie : Aider les proches pour guérir les patients

Conférence de presse, Labo Janssen, Paris, oct. 2016 in Top Santé, nov. 2016.

Profamille in TopSanté

 

►Comprendre la schizophrénie de son enfant.

Des groupes de psychoéducation permettent aux parents de connaître de mieux supporter cette maladie.

Pascale Senk, Le Figaro, Lundi 8 décembre 2014, p. 12.

 http://static.blog4ever.com/2014/03/769517/Figaro-Schizophr--nie_dec14.pdf

 

Quand les patients recrutent leurs soignants

Noémie ROUSSEAU, Correspondante à Strasbourg, Libération_23 octobre 2014

http://www.liberation.fr/evenements-libe/2014/10/23/quand-les-patients-recrutent-leurs-soignants_1128219

A l'hôpital psychiatrique de Rouffach, les malades font passer un audit d'embauche aux nouveaux soignants.

 

Regarder autrement les schizophrènes

  • France-Inter | 7/9 | jeudi 9 octobre 2014 | Danielle Messager |

Dans  les pays anglo-saxons on les appelle les "Mads days", les jours des fous. La France a repris l’expression et vendredi 10 et samedi 11 octobre, c'est  l'occasion de porter un autre regard sur les maladies psychiques.

 La psychose la plus répandue c'est la schizophrénie. En France 400 000 personnes souffrent de ce trouble qui apparait la plupart du temps à l'adolescence, avec des manifestations sur le langage, le comportement, un discours confus, des idées délirantes, isolement. Bref, la schizophrénie fait peur et le schizophrène aussi.

C'est pour ça que ces journées "Mad days" sont importantes pour Véronique car le mot, seul, fait fuir. Son fils Jonathan avait 20 ans quand ses premiers symptômes sont apparus, elle ne l'a pas caché mais en a rapidement vu les conséquences.

Véronique

"On a pris le parti de ne pas le cacher mais du coup vous faites le ménage dans votre entourage parce que le mot fait tellement peur"

 Au début de la maladie, les familles sont perdues. Leur enfant est devenu différent.

Il existe maintenant un programme psychoéducatif venu du Québec. Il s'appelle "ProFamille" et apprend à l'entourage à se comporter différemment avec le malade, car la schizophrénie modifie les modalités de communication.

Dominique Willard est psychologue. Elle met en place ce programme au service hospitalo-universitaire de l'hôpital Saint-Anne

"Dans une famille, lorsqu’un enfant est atteint, on apprend à voir les petites choses positives." 

On ne soigne pas ces malades qu'avec des neuroleptiques

Les médicaments font partie du traitement, mais l'approche cognitive est aussi très importante et la France ça vaut le coup de le signaler- est en pointe dans ce domaine. La structure de « remédiation cognitive » vient de recevoir un Award, une récompense à New York pour ce travail auprès des malades.

Le docteur Isabelle Amado, qui codirige cette structure, donne un exemple des exercices pratiqués.

"La personne a une carte sous les yeux, je donne un trajet à suivre avec un certain nombre de consignes." 

Comment dépister la schizophrénie le plus tôt possible

Pour éviter de s'enfoncer trop dans la maladie, il faut repérer son début. C'est possible par l'observation du comportement mais aussi par de nouveaux outils d'imagerie.

Le Professeur Marie-Odile Krebs est chef de service à Saint Anne

"On peut repérer un certain nombre de symptômes dont on sait qu’ils peuvent être annonciateurs d’un trouble psychotique."

C'est grâce à tout cet environnement qu'on pourra changer le regard sur la maladie.

C’est en tout cas ce qu'espère Véronique et voilà ce qu'elle demande aujourd'hui :

"N'ayez pas peur des schizophrènes, dites-vous qu’ils ont plus peur de vous que vous avez peur d’eux et la peur c’est le début de quelques chose qui va mal se passer."

 

Pour une nouvelle image de la psychiatrie, Le Point, 21 août 2014

Le palmarès 2014 des hôpitaux et cliniques publiés dans l'édition du Point du 21 août 2014 inclut pour la première fois les établissements chargés des soins psychiatriques et on ne peut que s'en féliciter (...).

Le discours sur les maladies psychiatriques doit changer si l'on souhaite réellement aboutir à l'objectif essentiel de la déstigmatisation et de la réintégration des patients souffrant de troubles psychiatriques dans notre société C’est une excellente occasion d’informer sur la psychiatrie et les soins psychiatriques et de s’intéresser aux soins reçus par 2 millions de nos concitoyens. Saluons l’initiative de cette enquête. Le travail de documentation est incontestable et la volonté d’informer bien réelle. Certaines rencontres ont manifestement permis aux journalistes de « toucher du doigt » de la précarité de certains patients … et le dénuement de certaines équipes, dont l’investissement professionnel est d’autant plus remarquable.

L’article aborde certaines polémiques récurrentes.

Trop d’internement ? Les chiffres donnés montrent en réalité que 96,4 % des patients soignés pour une maladie psychiatrique sont soignés librement et l’engagement des patients dans les soins est un objectif essentiel d’une prise en charge. L’hospitalisation sous contrainte est marginale 3,64% des patients (72 763 sur 2 millions de patients) et permet l’accès aux soins, souvent dans des situations critiques. Les parents de malades savent bien la difficulté de convaincre leurs proches de se soigner et en témoignent.

Excès d’hospitalisation ? L’hébergement des patients est un vrai problème pour des patients ayant transitoirement ou plus durablement perdu en autonomie, désocialisés, ou simplement qui voient l’examen de leur dossier de location systématiquement refusé du fait d’insuffisance de moyens ou de leur contact jugé un peu bizarre... Des solutions alternatives existent en dehors de l’hôpital (foyer thérapeutique, appartements associatifs, accueil familial etc) mais il faudrait considérablement augmenter leur nombre et que leur implantation soit facilitée par les communes (et par les riverains …)

Inégalité de l’offre de soins ? Elle est bien réelle, en partie expliquée par l’inégalité de moyens, de même que la complexité d’un système de soin où se côtoient services universitaires et secteurs. Il y a sans nul doute matière à améliorer l’articulation entre soins de proximité pour tous et services universitaires développant des nouvelles stratégies de soins parfois très spécialisés pour offrir parcours de soin adapté. L’ancrage territorial des soins psychiatriques est pourtant un atout important de la psychiatrie française, admirée par nos collègues outre atlantique, offrant des soins de proximité avec une continuité entre les différents lieux de soins (hôpital, centre de jour, CMP etc) et pouvant s’articuler avec les ressources médico-sociales ou associatives locales facilitant la réinsertion, l’accès au logement etc. Les centres hospitalo-universitaires sont les mieux placés pour promouvoir l’enseignement et la recherche de nouvelles modalités thérapeutiques et proposer des programmes très spécialisés. Mais il est essentiel de donner les moyens pour promouvoir la diffusion de ces avancées.

Des initiatives novatrices et prometteuses existent aussi en psychiatrie. Certaines, déjà validées, devraient être accessibles à tous comme les programmes de psychoéducation des familles (ProFamille), qui réduisent les rechutes des patients et la souffrance des familles et de remédiation cognitive, qui améliore la qualité de vie des patients et leur insertion. D’autres programmes encore plus innovant visent les patients les plus malades (patients résistants) ou à l’inverse ceux qui ne le sont pas encore tout à fait (programme de prévention des psychoses). Ambitieux, prometteur et même rentable : chaque patient pour lequel on évitera l’entrée dans la psychose serait source de tant de bénéfices humains et économiques. Encore faut il que ces initiatives soient soutenues, tant côté recherche que soins, sinon la France sera bientôt le seul pays Européen passant à côté de ces innovations.

Quel dommage finalement que, dès les premières lignes de l’article, certains stéréotypes stylistiques, orientent le lecteur dans une représentation négative de la psychiatrie. « Kafka à l’hôpital », quelle lecture en auront les lecteurs ? celle de la poétique de l’angoisse kafkaienne d’un monde qui a perdu son âme ? ou celle plus commune qui associe Kafka à une situation sinistre, absurde, dérisoire … (cf « Ortolang » CNRTL). Oserait on débuter un article sur les soins du cancer par la description, effrayante, d’un patient en unité de soins intensif ? Ou introduire l’histoire d’un patient par sa maladie « Paul, sidaique, 32 ans » ? « Gabriel, schizophrène, 26 ans » est un jeune homme qui souffre de schizophrénie et qui aura besoin de soins médicaux et d’un accompagnement vers une autonomie voire la réinsertion...

Le discours sur les maladies psychiatriques doit changer si l’on souhaite réellement aboutir à l’objectif essentiel de la déstigmatisation et de la réintégration des patients souffrant de troubles psychiatriques dans notre société. L’absurde n’est pas le monde de la psychiatrie, mais les freins gênant l’accès aux soins, sans doute en partie responsable du nombre impressionnant de suicide. Freins largement liés à l’image de la psychiatrie. Patients, famille, médecins, contribuables … nous avons tous à y gagner : il est vain d’imaginer que les gens consultent à temps si l’on associe systématiquement une image négative à la psychiatrie (asile, internement, etc), alors que l’on sait que la précocité de la prise en charge est un facteur majeur de meilleur pronostic, limitant les conséquences médicales et sociales.

Il est en effet temps d’avoir pour la psychiatrie une véritable ambition, à la hauteur des enjeux économiques, sociétaux et humains. Mais outre le soutien à l’innovation et à la diffusion des nouvelles prises en charge, l’image donnée publiquement de la psychiatrie influence aussi directement l’accès et le maintien dans les soins, la qualité de vie des patients et de leur entourage. Nous espérons que le Palmarès 2015 permettra d’en faire écho.

Professeur Marie-Odile Krebs ? Chef du Service Hospitalo-Universitaire, Centre Hospitalier Sainte-Anne,

Université Paris Descartes, Inserm | Institut de Psychiatrie (GDR3557)

Retrouvez le commentaire du Professeur Krebs, ainsi que celui de psychiatres ou d'hôpitaux dans la version digitale du : lepoint.fr  (Publié le 31/08/2014 à 09:10)

 

Les mots qui fâchent… Petit glossaire de précautions sémantiques en psychiatrie, F2RSM - AIAIP Lille, août 2014, repris Hebdo-Psycom n°114, sept. 2014.

http://www.psycom.org/Actualites/Changer-de-regard/F2RSM-Mise-a-jour-du-petit-glossaire-de-precautions-semantiques-en-psychiatrie

 

Schizophrénie : à l'école des familles. Le programme ProFamille propose aux proches des schizophrènes une formation psychologique pour les aider à prendre soin de "leurs" malades et d'eux-même,

Le Monde, supp. Sciences & Médecine, Catherine Cabut, 14 mai 2014.

ProFSupLeMonde140514p-2.pdf

 

 

 

mcs_dec14

 

 



21/09/2014
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